Demandez à n’importe quel enquêteur de police et il vous le confirmera : une enquête policière, c’est comme un grand projet, surtout si elle est longue et complexe. Les deux nécessitent des procédures et des processus sophistiqués, une gestion d’équipes multidisciplinaires, une gestion de parties prenantes diversifiées, une stratégie de réponse aux grands risques, etc.

Pour concilier tous ces éléments, il faut absolument avoir une bonne rigueur de projet. Après tout, une seule erreur dans une enquête policière peut s’avérer fatale pour la suite des procédures judiciaires

Le rapport Bouchard s’est justement penché sur les problèmes du système de justice à l’égard de ces méga procès. Il souligne entre autres que le manque de planification et de coordination entre les corps de police et le système judiciaire engendre une paralysie pour le système de justice. L’arrêt Jordan (qui fixe à 18 mois le délai maximal pouvant s’écouler entre le dépôt d’une accusation et la tenue d’un procès) mène à l’avortement de procédures judiciaires pour certains hauts présumés criminels. 

Afin que de telles situations ne se reproduisent pas dans le futur, une formation continue en gestion de projet devient plus que jamais pertinente pour les enquêteurs principaux et les chefs d’équipe. C’est précisément pour cette raison que l’École nationale de police du Québec (ENPQ) a fait appel à l’équipe de GPBL Penser Projet. 

Gérer les méga enquêtes et s’arrimer avec la justice grâce à la gestion de projet 

Développée en collaboration avec l’École nationale de police du Québec ainsi qu’une poignée de policiers d’expérience (commandants, lieutenants-détectives, responsables d’équipe, sergents) provenant de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Montréal, la formation sur mesure s’adresse à toute personne qui sera amenée à gérer des méga enquêtes policières. 

GPBL Penser Projet a repris en détail les cycles de vie d’un projet et les a ajustés au contexte d’une méga enquête. L’équipe a aussi intégré des outils d’enquête à chacune des phases. Le tout dans le but ultime d’éviter la répétition d’histoires où le système judiciaire s’est révélé incapable de traduire les suspects en justice.

Une question d’adaptation 

Bien sûr, cette nouvelle collaboration a impliqué une adaptation de part et d’autre. GPBL Penser Projet a dû s’adapter au contexte policier et les policiers au contexte de la gestion de projet. Mais le résultat en vaut assurément le coup : la gestion de projet s’est imbriquée à merveille dans le monde des enquêteurs policiers, notamment par des mises en situation directement inspirées de la réalité policière. 

« C’est très intéressant d’exporter notre monde à celui de la police. Un méga procès long et complexe nous permet d’agir comme des experts du contenant, tandis que les enquêteurs demeurent des experts du contenu. Nous sommes donc véritablement complémentaires. Il suffit d’ajuster notre approche », résume Benoit Lalonde, président fondateur de GPBL Penser Projet. Ses formations données sur une base annuelle à plusieurs enquêteurs favorisent l’arrimage des processus afin de les uniformiser à la grandeur de la province. 

Roxanne Robert, conseillère en gestion de projet chez GPBL Penser Projet, abonde d’ailleurs dans le même sens. « C’est un mandat fort enrichissant, rempli de beaux défis et d’histoires incroyables. Nous avons mis sur pied une formation sur mesure, qui se veut très interactive pour les policiers. Je suis vraiment fière de pouvoir contribuer à rendre notre système de justice plus performant! »

Parions que cette formation en gestion de projet saura perdurer et aider l’ensemble du système judiciaire à gagner en efficacité! 

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